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Les historiens de la mode considèrent que la mode du XXe siècle est née en 1918, au lancement de la maison de couture CHANEL, quelques années après les débuts de Coco comme modiste.
Ce blog a une double ambition :
Communicant de métier, je trouve absolument passionnant à quel point le travail de Gabrielle Chanel était influencé par le passé de la créatrice (son enfance difficile, sa vie de femme, sa réussite,
ses amours, ses fêlures mais aussi ses rencontres, elle qui a côtoyé toutes les figures du Paris artistique et culturel des soixante-dix premières années du XXe siècle…), ce passé dont elle ne parlait jamais… ou qu’elle travestissait à l’envi !
Edmonde Charles-Roux, auteure de la bible des Chanéliens, L’Irrégulière, n’a-t-elle pas écrit que Chanel « a bâti sa vie comme une froide vengeance sur l’enfance, la misère et l’abandon ».
Autre intérêt de ma part : la propension de Karl Lagerfeld (en plus de son talent, il va sans dire) depuis qu’il est aux commandes de la création de la Maison de la rue Cambon à puiser dans l’héritage de Gabrielle Chanel. Il a su se l’approprier mais en l’adaptant, en le transfigurant pour le faire entrer de plain-pied dans l’air de notre temps. Chaque saison est un renouvellement, des réalisations ultra-contemporaines qui séduisent plusieurs générations de femmes.
Je suis à la fois stupéfait et admiratif de la capacité du créateur : Karl Lagerfeld a su réveiller admirablement la belle endormie plus de dix ans après la disparition de sa fondatrice et il décline aujourd’hui, depuis plus de trente ans, avec tout le succès que l’on connaît, un style Chanel contemporain, la plus belle réussite d’une marque de luxe dans le monde entier.
Après la disparition de Karl Lagerfeld en février 2019, Virginie Viard a repris les commandes de la création. Elle semble travailler dans la continuité de Karl Lagerfeld, travaillant l’héritage de la Maison mais en apportant ici et là sa touche personnelle…
A ce stade, je me dois ici de préciser que je n’ai aucun lien avec la Maison Chanel et ce blog doit comporter un certain nombre de partis-pris… les miens ! Si toutefois une erreur ou une imprécision filtrait, n’hésitez à m’interpeller !
Enfin, j’ajouterai que Gabrielle Chanel représente la Parisienne libre, s’affichant toujours l’allure fière, une cigarette au bout des lèvres… Tout un programme !
Les deux citations, ci-dessous, résument bien l’esprit de Gabrielle Chanel et la vision de Karl Lagerfeld concernant l’héritage de Coco Chanel dans son travail.
« A partir de 1913, elle ne connut d’autre ambition que celle d’assumer son indépendance. Elle se voulait libre, libre de tout, du monde, des hommes, de l’amour. Un sentiment qui allait donner un sens nouveau à sa vie. Car pour satisfaire une pareille ambition, elle ne disposait que de son travail.
Il n’y eut donc plus de cela, désormais.
Elle s’y attela avec un acharnement et une surabondance de force que la conquête manquée du bonheur laissait inemployée. »
L’irrégulière ou mon itinéraire Chanel
Edmonde Charles-Roux
Ed. Grasset (1974)
Pour Karl Lagerfeld :
« La vérité ne nous regarde pas. Une légende, c’est une légende. Je préfère mon imagination à des détails historiques. Elle ne gagnait pas à être connue. Elle n’était pas politiquement correcte, ça nous évite la lèche. L’hommage, le respect, ça tue. Ce qui compte, ce n’est pas la réalité, c’est l’idée qu’on se fait des choses et des gens. Pour moi, Chanel, c’est une idée et cette idée, je la développe. Brune, nerveuse, méchante. Pas une victime. J’aime les femmes qui font chier les hommes. Jamais de ma vie, je n’ai vu une embobineuse pareille. »
PROCHAIN DÉFILÉ
Collection automne-hiver 2026/27
10 mars 2026
Paris